Ce qui se passe dans le cerveau
Le traitement spatial repose sur une collaboration entre le cortex occipital (traitement des images) et l'hippocampe, ainsi que le cortex entorhinal. Ces régions utilisent des cellules de grille et des cellules de lieu pour transformer des stimuli visuels en cartes mentales exploitables.
Avec l'âge, bien que la résolution visuelle puisse diminuer, le cerveau active des stratégies de compensation. Le système nerveux s'appuie davantage sur des points de repère saillants (landmarks) pour pallier une diminution de la précision de la navigation par triangulation.
Pourquoi ça arrive
Le déclin de la mémoire spatiale chez les seniors n'est pas systématique, mais il est souvent lié à une réduction du volume de l'hippocampe ou à une diminution de la plasticité synaptique dans les zones de navigation. Cela rend l'apprentissage d'un nouvel itinéraire plus coûteux en énergie cognitive.
Le cerveau doit alors passer d'une navigation 'automatique' à une navigation 'analytique'. Ce changement demande une concentration accrue, car le système doit compenser la perte de précision par un effort conscient de mémorisation des détails environnants.
Ce qu'on peut faire
Pour stimuler la neuroplasticité et maintenir ces capacités, l'exposition à des environnements variés est essentielle. La navigation dans de nouveaux quartiers ou l'apprentissage de nouvelles routes force le cerveau à créer de nouvelles connexions entre les entrées visuelles et le stockage spatial.
L'utilisation intentionnelle de repères visuels distincts (couleurs, formes spécifiques) aide à réduire la charge cognitive. En simplifiant les indices que le cerveau doit traiter, on facilite la consolidation des cartes mentales dans les zones cérébrales concernées.