Témoignage anonyme. Partagé avec l'accord de l'auteur.

Je déclinais tout

Pendant trois ans, j'ai décliné quasi systématiquement les invitations. Anniversaires, after-work, week-ends entre amis. Je trouvais toujours une raison valide — trop de travail, besoin de récupérer, introversion assumée.

Je me racontais que j'aimais ma solitude. Seul, je ne risquais rien. Pas de maladresse, pas de déception.

✦ Ce que je ne voyais pas
La différence entre choisir la solitude parce qu'on l'aime, et la choisir parce que le reste fait peur.

La question qui a tout changé

Mon psy m'a demandé : "Quand tu refuses une invitation, est-ce que tu te sens soulagé ou triste ?"

J'ai répondu soulagé. "Et après — quelques heures plus tard ?"

Après, j'étais souvent seul avec un fond de malaise que je n'arrivais pas à nommer. Une tristesse à retardement.

"Je ne fuyais pas la solitude. Je fuyais la possibilité d'être déçu par les autres."

Ce que j'ai appris

J'ai commencé à distinguer deux types de solitude : celle que je choisis parce qu'elle me ressource, et celle que j'impose parce que la connexion me fait peur.

Mettre des mots dessus a changé quelque chose. Assez pour commencer à dire oui — une fois par semaine, sans me forcer. Juste pour voir.